vendredi 5 décembre 2008

Last days of lakes and moutains... et retour à la grande ville!

Deux jours dans un hotel de troisième zone, mais j'avais une chambre pour moi, un luxe que je ne peux me payer que quand les murs sont en papier crépon.
Les musiciens équatoriens se sont cassés sans jouer de sérénade, dommage.

Je remarque sur le site couchsurfing qu'un gars de mon âge, Gonzalo, vient de créer son profil la veille. Je le contacte, il me répond le jour même, je fais mon sac et je me retrouve le soir à regarder un DVD avec lui, après avoir promené « Duque », son bull-terrier, un mammifère franchement rigolo qui ressemble vaguement à un chien. Sauf la tête, qui rappelle plutôt Alf. Parlant de tête, vous trouvez pas qu'il me ressemble vachement sur cette photo? (le maìtre, pas le chien, bande de nazes).

Le lendemain, j'emménage pour trois jours. Gonzalo est gay, en bisbrouille avec son copain Ulises qui est parti prendre l'air à Buenos Aires. Le premier jour, j'ai le sentiment que le courant ne passe pas trop. Mais le deuxième jour, il s'ouvre et on se raconte un peu nos vies. Grosse conversation sur le sexe. Timide mais pas coincé, le gars.
Je rencontre son ami Javier, incroyable contorsionniste, qui nous fera regarder un spectacle entier du cirque du soleil de trois à cinq heures du mat' sur l'écran géant de Gonzalo (d'autant plus géant que la maison est minuscule).
Jaiver est capable d'avancer sur les mains avec les pieds derrière la tête... Alors là, je dis: "aïe", rien qu'à le voir!
En journée, Gonzalo bosse dans sa propre boîte informatique, et je me balade seul.
Autour de la ville, je me perds sous la pluie dans les bosquets et atterris sur une route où ne passe aucun bus; je finis par faire du stop et suis pris par deux jeunes baba-cool qui me parlent avec fierté de l'industrie nucléaire argentine; comme quoi les temps changent...
A mon retour en ville, je suis accueilli par le plus bel arc-en-ciel que j'ai jamais vu. Un pont septuacolorique (je sais, j'écris de ce pas à l'Académie Française pour signaler cet oubli) qui relie le lac et la montagne.
Le lendemain, je pars à l'assaut d'un sommet; enfin, le sommet d'une piste d'une piste de ski, une demi-heure de grimpette, quoi! La vue est époustouflante. D'ailleurs, je suis tout époustouflé. Et essoufflé. Là, j'essaie désespérément de photographier de majestueux rapaces qui virevoltent dans les airs. Mais je devrais me contenter d'un cliché d'une de ces petites saletés ailées bêtement agrippée à une branche. Je m'en fous, je râle pas.
Ensuite, je marche une dizaine de bornes pour atteindre un hôtel de luxe à 500 Euros la nuit. Pas que je sois d'humeur à flamber, mais Clara (d'Ushuaia) m'a recommandé d'aller y boire un thé, parce que c'est beau!
Et de fait, le cadre est magnifique: collines, lac avec un petit port, parcours de golf méticuleusement entretenu, chalets disséminés partout dans le paysage.


Il y a un rassemblement de voitures de luxe et de collection. Je me fais remballer à l'entrée parce que je n'ai pas réservé. Et j'ai beau montrer ma visa platinum, rien n'y fait... Je vous le dis ma bonne dame, un pays de sauvages....






Un peu buté, le lendemain je réserve et je vais prendre le thé avec Gonzalo, qui trouve que l'hôtel était mieux de dehors... d'ailleurs, pour se venger, il me traîne le soir avec Javier - l'homme élastique - jusqu'à l'appartement de gays très efféminés qu'on a rencontré en ville, et qui nous ont invité chez eux alors qu'il les connait à peine.
Je découvre un cocktail pas mauvais à base de gancia et je réalise qu'ici ou ailleurs, les folles adoent parler chiffons et médir sur les gens. Mais gentilles, donc on papote sagement jusqu'à ce que Gonzalo décide de lever le camp.

Il y a cinq jours, je quitte mon hôte et Bariloche pour San Martin, jolie petite ville en bord de lac. Première nuit chez Mario, qui loue des chambre dans sa maison, où il se balade tout nu le matin. (« Je suis chez moi, je me balade à poil si je veux » pour ceux qui ont vu gazon maudit). Il sera super adorable jusqu'à ce que Ruby (couchsurfing) me réponde que je peux venir dormir chez lui et son fils. Décision dure à assumer, Mario me fait un petit chantage affectif: je suis tellement agréable, il faut que je reste une nuit de plus... Mais je tiens bon, j'ai vraiment envie de connaître Ruby.
Entretemps, je me balade jusqu'à un mirador dans les hauteurs de la ville (oui, c'est souvent là qu'ils les mettent) et j'y rencontre Veronica, jeune San-Martintoise (?) avec qui je rentre en ville, mange une glace, fais des courses et dine chez Mario. Le lendemain, je file chez Ruby qui m'accueille à bras ouverts, puis je file au centre où j'ai rendez-vous avec Vero pour une autre visite de mirador. Elle prend un malin plaisir à corriger systématiquement mes fautes de langage, et elle rigole moins quand je lui apprend à compter jusqu'à dix en français. Elle est un peu triste quand je lui dit qu'on ne va sans doute plus se voir (vous pensez bien, je suis une personne tellement agréable...), mais j'ai envie d'être un peu seul.

Le soir, je fais des lasagnes et je me nourris de compliments pendant tout le repas. D'ailleurs, ça continue le lendemain midi quand on mange les restes. Ruby ne doit pas souvent aller au resto. Il faut dire qu'il vit avec son gamin dans un petit appart d'un petit HLM de la petite banlieue de San Martin. Hé oui, tout est à ma taille ici! Ruby a le coeur sur la main, il transpire la bonté et la simplicité. Son fils de quinze ans semble lui donner du fil à retordre. Mais bon, ça c'est leur vie.


Hier, c'était mon premier jour de plage! Du soleil, de la chaleur, des galets en bord de lac; eau très froide, mais j'ai pas pu résister à l'appel de la baignade. Chouette journée. Et comme promis, détour au retour par le supermarché pour acheter de quoi faire des brownies.
Du centre, il faut prendre un bus pour rentrerchez Ruby.Par contre, il ne faut pas oublier son sac avec son super appareil photo et ses commissions dans le bus. Enfin, je dis ça, mais je ne pourrais blâmer personne, parce que moi-même, je me suis senti étrangement léger en descendant du bus... Le temps de réaliser pourquoi, le-dit bus avait filé. J'ai couru comme un dératé, en vain, puis à grand renfort de gestes désarticulés, j'ai arrêté la première voiture qui passait et je me suis engouffré dedans. Une dame bien gentille conduisant sa petite fille, déguisée en ballerine, qui s'est tordue de rire alors que, suffoquant, j'essayais d'expliquer mon problème. En quelques minutes, elle a rattrapé le bus, j'ai crié merci en jaillissant hors de la voiture, et j'ai récupéré mon sac.
Au retour, j'ai papoté avec une dame de la cinquantaine à l'arrêt d'un dernier bus qui n'arrivait pas, et on a finit par faire la route à pied. Puis naturellement, le bus nous a dépassé alors que je lui racontais je ne sais plus quoi, et elle a dû prendre un taxi. Je suis une plaie, parfois...


Enfin, mon histoire a amusé Ruby et son fils, ils ont aimé les brownies. j'ai tenté de rafraîchir un peu les notions de français de Ruby.
Sinon, j'ai reçu quelques très beaux emails, dont un de Nora, un de Katia qui va m'héberger en février à Rio, et un de Jefferson qui va m'y organiser ma vie nocturne. Que demande le peuple??


Le lendemain, balade tout seul autour de la ville, dans un bois, puis des champs où il m'arrive un truc étrange: écouteurs sur les oreilles, je photographie sagement des dindons (c'est dire si je ne faisais rien de mal). Puis je remarque un rapace qui volait vachement bas. Je coupe le son, et j'entends des cris rauques et très répétitifs. Deux de ces oiseaux me survolent... et piquent droit sur moi! Ils ne virent qu'à un mètre de ma tête! Puis ils remettent ça... une bonne dizaine de fois. Je suppose qu'ils me chargent pour me chasser de leur territoire, ces ploucs! Finalement ils s'éloignent quand je commence à faire de grands signes. J'ai quand même pensé à prendre une photo pour la postérité...


Le lendemain, adieux à Ruby qui m'ont coûté. Et tant pis pour les gnocchis qu'on aura pas eu le temps de faire ensemble. Je prends le bus pour Junin, où je dois renconterer Inès et Mario, un couple avec deux enfants qui vont me loger. Mais sur place, pas d'électricité, donc pas d'internet pour les contacter. Et puis j'apprends à l'office du tourisme aue les bus pour le parc national qui justifie mon arrêt dans ce village ne circulent pas les deux procchains jours. De plus, le trajet pour Mendoza est long, et pas de bus direct... parfois, je suppose au'il ne faut pas insister. Je repars l'apr`s-midi même, et arrive à Mendoza ce matin, où Simon, dit « la mangouste » va m'entraîner dans les bars... Il fallait que j'arrive ici pour ce week-end, le dernier de la mangouste qui finit une année d'études.





Bariloche is known to be as beautiful as Switzerland, a well deserved reputation. The city is surrounded by awesome lakes and mountains, its architecture is made of nice wooden houses; and it's the Argentinian capital for chocolate!
It's above all a posh ski station in the winter, which means July and August!
So we're close to the summer now! ... though I made part of my first hike under a silly rain.


It was quite nice though, walking on a road borded by a zillion yellow flowers, then wandering in the forrest, eating my sandwiches in the peaceful setting of a quite lake. Then of course getting lost on my way back, and hitch-hiking on a road where no buses are passing by, because the high season hasn't started yet, as explained by the two guys who picked me up.
Back in town, I was welcomed by a huge rainbow (hence the above picture).

I made the acquaintance of Gonzalo, who welcomed me in his house.
Together, we went to a restaurant where I ate my best steak so far, we watched a movie (« end of the world » - most uninteresting, in my opinion; but at least Gonzalo and I were in agreement), we walked his crazy bull-terrier, we ate the 'lentejas con chorizo' I prepared and had very intimate conversations, we went to a luxury hotel to have a tea and enjoy the view on a lake, harbour and hills from a perfect location: their golf of course!
Then he brought me by car to various places to shoot the landscapes.

We also spoke a lot about Mexico where he and his boyfriend are going to in January (hoping they're not breaking up in the meanwhile; we spent a lot of time speaking about that too...).
In the outskirts of the city, I went to the top of a ski slope, on my own as very unfortnately, Gonzalo is working during the day (as many of you,I know, hehehe...).
The views were impressive. Look at that little chalet prefectly located on a small hill near the lake!!


I hit the road again, to arrive in San Martin, a gorgeous little town along a magnificent lake. spent a night in a family pension, and then got an answer from Ruby on couchsurfing, who lives in the suburbs ith his son.
As I had walked to a sightseeing point the day before and met there a very athletic girl who offers to walk me to another sightseeing point the next day, it's been a bit of a rush to get to Ruby' place, say hello, dump my bags and go to meet the girl in town. We had a fun time together, my spanish improved a lot, and her French improve a bit!
Back at Rubyand his son's place, the three of us shared the lasagna's I made, in a very friendly and relaxed atmospheer. I was proud enough as Ruby wouldn't stop congratulate me about them.
And yesterday, after a day at a rocky (but nice) beach along a lake and a somawhat refreshing (understand: deadly cold!!) bath, I baked brownies for my hosts and we worked a bit on Ruby's rusty French.


The next day, I would wander around town, in a peaceful scenary (woods, river and cascade, then fields), until I got assaulted by two rapaces!! I swear I didn't smoke or take any pills, these two little fellows litterally plunged on me several times to scare me, and only changed direction a few feets away from me. Scary! Made me think of "the birds" from Hitchcock.


Back home, Ruby showedmein a book that the birds I described are called "teu-teu". The book explained that this bird can be quite agressive to defend its territory... you bet!!!
I didn't feel like leaving Ruby's home, and telling me he would miss me didn't help me leaving this lovely place, but I had to be in Mendoza by the week end to meet Simon, a student who's going to take me to a night city tour!
So after a fifteen hours trip in two buses, here I am. I must have made a wrong move in the bus, as my back hurts a lot. So I'll take it easy and hopefully I'll be fit tonight. I just replied to German, another couchsurfer who offered me to join his group of friends for a night out.
I took this last picture on the bus: a sunset that gives the impression that the city's on fire.




4 commentaires:

Anonyme a dit…

Ah, enfin une photo de toi !! (tu es donc toujours en vie, et c'est donc bien toi qui écrit ce blog! -ouf nous voila rassuré). Mais dis donc, tu as l'air bronzé, en plus?! Sal@pard!! :o)
Et que vois-je ? Quoi?, tu bois du vin !??!?... ah non, ça c'est pas normal... c'est donc pas toi sur la photo!. Un sosie a dû te remplacer !! Usurpateur, rends-nous Jean-Christophe !!! ;o) ;o)

Anonyme a dit…

Ouf! De tes nouvelles! C'est sûr que tu ne peux pas écrire tous les jours, mais j'avoue que je commençais à me demander si tu n'avais pas disparu dans un glacier... ou dans un arbre orange. A propos, quelles merveilles impressionnantes, ces sculptures ! Mais bon, tu es déjà ailleurs,. Tous ces gens que tu rencontres et ces paysages offent une tout autre image du monde que celles véhiculée par les médias. Une autre image de la vie en tous cas, plus chaleureuse, plus disposée à la curiosité amicale. Sauf les teu-teu peut-être?;-)

Anonyme a dit…

t'es bizare su laphoto avec la chèvre

Sergio a dit…

Bon voilà, tu viens de me bousiller une demi-journée de boulot à lire ton récit de voyage ! Formidable ! le rêve d'une vie, tout plaquer pour rencontrer des gens, des lieux, bref vivre ! Continue bien à tout raconter, ce n'est jamais trop long !

A+
Sergio